Albert Bregeault, remporter la Coupe du monde de quidditch

Albert Bregeault - Equipe de France quidditch

Nous avons rencontré Albert Bregeault, qui nous parle de son rôle de sélectionneur de l’équipe de France de quidditch et du développement de son sport en France.

Albert, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Albert Bregeault, j’ai 27 ans et je suis salarié dans une petite boite qui vend des formations en Anglais. Côté quidditch, je suis joueur, sélectionneur et entraîneur de l’équipe de France.

Comment et à quel âge as-tu commencé le quidditch ?

J’ai commencé il y a 4 ans à l’occasion de la Coupe d’Europe des clubs en Belgique sous les couleurs des Phénix de Paris. L’entraineur de cette équipe m’a proposé de les rejoindre, pour des raisons pratiques je n’ai pas pu tout de suite. Ensuite pour cette Coupe d’Europe, il manquait du monde et je pouvais me joindre à eux donc c’est comme cela que j’ai commencé. J’ai vraiment accroché avec ce sport et c’est pour ça que j’en suis là aujourd’hui.

Et ensuite comment es-tu devenu sélectionneur ? Est-ce que tu joues toujours ?

Comme cela reste de l’associatif et du bénévolat, c’est dans la suite logique des choses de mon implication dans ce sport que j’en suis arrivé la. Comme beaucoup de joueurs en France évoluent à Paris ou pas loin, je me suis proposé d’entrainer l’équipe de France et c’est comme ça que l’aventure a débuté.
Oui je joue encore, c’est bien car cela me permet d’être sur le terrain mais c’est vrai que si quelqu’un avait voulu prendre ma place de sélectionneur j’aurai aimé être seulement joueur.

Albert Bregeault - quart de finale de la Coupe du monde 2016 à Francfort France - Australie
Albert Bregeault lors du quart de finale de la Coupe du monde 2016 à Francfort contre l’Australie
Cela ne doit pas être simple pour suivre les joueurs et les évaluer, comment procèdes-tu ?

L’idée c’est d’essayer de rencontrer et de voir un maximum de joueurs au fur et à mesure de la saison donc je me déplace le plus régulièrement possible en France. Nous essayons aussi d’organiser un gros week-end avec les forces en présence pour voir un peu les joueurs. Après comme il y a encore peu de pratiquants, les joueurs qui prétendent à l’équipe de France évoluent très peu chaque année, nous connaissons les profils des joueurs qui ont le niveau de l’équipe de France. En plus de cela, jusqu’à cette année nous avions que la Coupe de France pour vraiment évaluer, la ligue va nous permettre de voir plus de matchs.

Quels sont les prochains objectifs de l’équipe de France ?

En termes d’organisation et de préparation, c’est de continuer à faire le nécessaire pour avoir à jouer un maximum de matchs. En février nous allons jouer sur un week-end contre la sélection Allemande et Belge. Nous allons aussi organiser un week-end pour se rassembler, sûrement à Angers même si cela n’est pas encore définitif.
Au niveau des performances l’objectif est de remporter la Coupe du monde. C’est vraiment quelque chose que nous avons les moyens de réaliser à la vue de nos performances sur l’édition de 2017. Nous avons vraiment les crocs pour décrocher à nouveau un titre !

Comment vois-tu le quidditch dans 5 ans en France ?

Cinq ans c’est peu et j’ai peur que les choses n’aient pas beaucoup évolué. Je pense que le principe des ligues va forcément apporter au développement de notre sport mais pas autant que ce qu’on a pu l’imaginer. Dans 5 ans le quidditch sera encore plus centré sur Paris qu’aujourd’hui, on constate déjà actuellement une migration de joueurs qui ne sont pas de Paris mais qui viennent jouer aux Titans.
Par contre je vois qu’il y a un vrai travail au niveau du quidditch pour les plus jeunes dans les écoles et les collèges. Ces jeunes formés plus tôt au quiddicth amèneront le renouveau à notre sport.

Quand tu expliques à des personnes qui ne connaissent pas le quidditch que tu es sélectionneur de l’équipe de France, quelle est leur réaction ?

Il y a un mélange de curiosité, ridicule et admiration devant le titre que ça représente. J’essaye à la fois de justifier la place en tant que sport du quidditch et ensuite replacer mon rôle de sélectionneur dans le contexte de notre réalité. C’est plutôt bien accueilli en général mais cela n’entraîne que très rarement des gens à venir essayer le quidditch.

Nicolas Jacquemard

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